Accidentologie, écologie, contrôles tous azimuts et futur incertain : Le point sur la situation à l’été 2017

C’est l’été ! L’occasion pour moi comme pour la plupart d’entre-vous de pouvoir s’éloigner du train-train quotidien, de s’évader en taillant la route et de découvrir d’autres régions ou même d’autres pays.

Après ces quelques semaines d’absence, je vous prépare à nouveau quelques articles croustillants, et vue l’actualité je risque d’avoir de nombreuses choses à commenter dans les mois à venir.

Faisons le point sur la situation actuelle : la récente publication des mauvais résultats de la sécurité routière pour le mois de Juin, les annonces concernant l’écologie au lendemain des élections et la mise en place il y a quelques semaines du format de plaque unique pour tous les 2 et 3 roues motorisés.
S’ajoutent à cette liste le déploiement de nouveaux radars et la mise en place très prochainement d’un contrôle technique renforcé qui ne manquera pas de ramener le contrôle technique moto sur le devant de la scène.

Voyons ensemble ce qui nous attend pour les mois et années à venir :

Accidentologie, sanction et prévention

Les élections sont passées et une fois les français rentrés de vacances, il sera temps d’agir pour les pouvoirs publics. Ils sont particulièrement attendus au tournant cette année pour plusieurs raisons :
Il y a d’abord la mortalité routière en hausse : +1,1% de tués sur les 12 derniers mois et +15% sur le mois de juin, des chiffres avancés sans autre explication qu’un « relâchement » du comportement des conducteurs.

Rappelez-vous, fin février dernier, on nous ventait fièrement l’effet dissuasif que devait avoir le déploiement des radars embarqués conduits par des sociétés privées. Pour le coup, c’est plutôt raté.

On nous dira probablement que la responsabilité de ces mauvais chiffres incombe au précédent gouvernement et que de nouvelles mesures, plus répressives encore, feront rapidement leur apparition. Quand bien même, ces mesures seraient une réponse totalement inadaptée face à certains comportements comme l’usage du téléphone au volant qui est devenu un problème majeur qui ne cesse de s’amplifier.

Et avec des discours dans le genre de celui de la vidéo ci-dessous, dans laquelle Emmanuel Barbe (délégué interministériel à la sécurité routière) nous explique que sanction=prévention (!), autant dire que nous ne sommes pas sortis de l’auberge.

 

De plus, ces constatations se font au lendemain d’un rapport de la Cour des Comptes, qui pointe l’inefficacité du contrôle-sanction automatisé vis-à-vis des résultats de la sécurité routière. Un nombre de PV en pleine explosion qui produit des recettes faramineuses (1,81 Milliards d’Euros en 2016, 1.60 milliards en 2015, soit +11.6% sur un an), alors que le nombre de tués sur les routes est en augmentation depuis 3 ans.

Cerise sur le gâteau, la Cour des Comptes révèle également que plus de la moitié de ces recettes (837 millions d’Euros), n’est réaffectée pas à la sécurité routière.
Pour ceux qui comme moi (avec la FFMC) se sont vu refuser des subventions de quelques centaines d’euros (au titre des PDASR – Plan Départemental d’Action et de Sécurité Routière) pour animer des ateliers de prévention auprès des jeunes par exemple, il y a de quoi rager.

 

Répression aveugle

Le début des vacances correspond également aux habituels contrôles des forces de l’ordre, parfois trop zélés afin d’être en adéquation avec ce que demande la hiérarchie.
Entendez par là des contrôles ciblés permettant de faire bonne figure auprès de l’opinion publique, raison pour laquelle les médias sont d’ailleurs souvent conviés sur le bord des routes, en présence d’un préfet ou autre « huile » de la Sécurité Routière. Bref, de la politique plus qu’autre chose, dont les motards font une nouvelle fois les frais avec des verbalisations abusives concernant les gants, obligatoires depuis novembre 2016.

MotoMag en parle dans son article du 18 Juillet, à l’occasion d’une de ces fameuses journées communication/verbalisation dont je vous parlais plus haut, à laquelle M. Barbe lui même s’était rendu sur le terrain et avait convié la presse.
Résultats : 14PV dressés pour absence de gants. Mais surtout 44PV pour gants non conformes, alors qu’ils l’étaient dans la plupart des cas.

Le problème était le même que lors des contrôles effectués en novembre dernier, juste après la mise en application du texte : Les indications données aux forces de l’ordre étaient contradictoires voire parfois même fausses. Ce qui aboutit forcément à ce genre de déconvenues, comme celle que conte Loïc sur le site Motomag.com

Ajoutons à ça l’obligation pour tous les 2/3RM/Quad/Cyclos de passer au format de plaque unique 210x170mm depuis le 1er Juillet 2017 et il y a fort à parier que les contrôles ciblés seront encore nombreux dans les semaines à venir. Le ministère de l’Intérieur communique d’ailleurs actuellement sur les réseaux sociaux à ce sujet.

Tweet du Ministère de l’Intérieur (@Place_Beauvau) du 10/08/2017

 

Radars, encore et toujours

Toujours du côté du « Contrôle-Sanction-Automatisé », on continue dans la débauche de radars à toutes les sauces que j’évoquais au début de l’année dernière.
Désormais, c’est au tour du « radar piéton » de faire son apparition.

Il ne s’agit pas d’un radar qui flashe les piétons qui traversent bien entendu, bien qu’il existe de nombreuses règles pour ceux-ci rarement appliquées dans la réalité (voir code de la route, articles R412-34 à R412-43).Il est ici question de verbaliser les véhicules qui ne céderaient pas le passage aux piétons souhaitant traverser, au risque de perdre (code de la route article R415-11) 4 points sur le permis et de recevoir une amende de 4ème classe (forfaitaire de 135€).
Avec 539 décès de piétons suite à une collision avec un véhicule en 2016, il existe clairement un problème, mais celui-ci est d’ordre comportemental (de la part des conducteurs et des piétons). En la matière, le système contrôle-sanction a déjà montré ses limites comme j’ai eu maintes fois l’occasion de l’expliquer ici.

Pourtant, quelques jours seulement après l’instauration du premier radar piéton à la Grande-Motte (Hérault), certains rêvent déjà de sa généralisation

 

Ecologie à toutes les sauces et sanctions pour les plus modestes

Tout ceci se déroula sur un fond d’écologie punitive, avec de plus en plus de grandes villes appliquant le dispositif de ZCR (Zone de Circulation Restreinte), interdisant l’accès aux véhicules de plus de 20 ans (17 ans pour les deux roues). Ces mêmes véhicules sont souvent conduits par les personnes les plus modestes, qui n’auront plus que les transports en commun pour se déplacer. Transports dont les prix ne cessent d’augmenter au lendemain de l’instauration des ZCR.

Notons également la volonté du ministre de l’écologie d’engager un processus visant à mettre un terme à la commercialisation des véhicules à moteurs thermiques d’ici 2040. Un souhait qui a tout de l’effet d’annonce, mais qui en dit long sur ce qui attend les conducteurs dans les deux décennies à venir et qui soulève de très nombreux problèmes.

Des changements afin de réduire la pollution liée aux énergies fossiles sont absolument nécessaires, mais ceux-ci ne doivent pas pénaliser les plus précaires en créant des usagers de « seconde zone ».

Quand on voit comment la Norvège en vient à taxer très lourdement les motos en prenant en compte leur taux d’émission de CO2, on peut s’inquiéter du sort qui sera réservé aux conducteurs qui refuseront ou qui ne pourront se plier au tout électrique à l’avenir.

De nouvelles aides et incitations à l’achat de véhicules zéro émission sont prévues (encore inconnues à l’heure actuelle), mais espérons que celles-ci ne soient pas calquées sur les dispositifs ayant déjà existé, souvent insuffisants ou inadaptés, ne permettant que le renouvellement des véhicules à usage essentiellement urbain pour des personnes disposant d’un budget initial confortable.
A l’heure actuelle, aucune solution « propre » de substitution n’est réellement envisageable pour ceux qui ont besoin d’une berline familiale à bas coût en milieu rural : besoin d’autonomie (beaucoup de kilomètres pour rejoindre le lieu de travail, faire les courses, etc…) et besoin de place (famille nombreuse…). Avec un budget serré, il s’agit souvent de familles se tournant vers l’achat d’un véhicule spacieux, diesel et d’occasion. Le genre même de véhicule qui sera en priorité banni des agglomérations concernées par les ZCR…

Les véhicules électriques soulèvent encore de nombreux autres problèmes, d’ordre écologique comme la production et le recyclage des batteries, ou encore d’ordre économique et social en raison de la taille de l’industrie automobile actuelle en Europe.

Et alors que l’Allemagne a voté la fin des véhicules à moteur thermique dès 2030, chez nos voisins Belges des experts clament déjà que le passage au tout électrique est totalement inapplicable en l’état des choses.
Je vous invite à lire la très intéressante chronique économique de Classic 21 du 8 Août 2017 et l’article du journal « La Libre » du 3 Août 2017 dans lequel Philippe Casse expose ses arguments.

Dans tous les cas, de profondes mutations sont à prévoir. J’aurai l’occasion d’y revenir dans de futurs articles.

 

Des véhicules passés au crible, à l’inverse des conducteurs

Que dire des réformes prévues pour le contrôle technique dès 2018 ? Avec un nombre de points de contrôles porté à plus de 400 (124 actuellement) dès mai prochain, on peut s’attendre à une explosion de la facture, déjà annoncée par les contrôleurs.

Dans les accidents mortels, le facteur technique ne rentre en ligne de compte que dans moins de 1% des cas (il s’agit davantage d’un facteur aggravant, comme la météo) et il faut se souvenir que les accidents ont quasi systématiquement une origine humaine.
Bien avant l’instauration d’un quelconque contrôle, le facteur technique était la source d’un accident dans seulement 1 cas sur 10, comme le révèle ce document datant de 1963 !

Néanmoins, nous restons dans un pays dans lequel le permis de conduire est attribué à vie, sauf pour certaines catégories de véhicules ou professions nécessitant une visite médicale périodique parfois sommaire. Lors de la demande de permis de conduire (au moment de l’inscription en auto-école) ou de son renouvellement, toute pathologie incompatible avec la conduite doit en principe être déclarée (selon la liste produite par l’arrêté du 18 décembre 2015). S’agissant d’une déclaration sur l’honneur, dans la pratique bien peu déclarent une affection concernée et donc la nécessité de se soumettre à un avis médical.

Par la suite, les pouvoirs publics peuvent conditionner le maintien du permis de conduire à un contrôle médical selon l’article R221-14 du code de la route, mais là aussi dans la pratique il s’agit d’une mesure extrêmement rare qui n’est prise que suite à de graves accidents.

En dehors de ces situations, il n’existe toujours aucun contrôle des capacités du conducteur pour la conduite d’un véhicule léger au cours de sa vie, alors même que l’âge moyen d’obtention du permis de conduire en France est de 19 ans (Etude association Prévention Routière et The Links de juillet 2012).
Nous avons tous un exemple en tête d’un membre de la famille ou d’une connaissance qui prend la route sans en avoir réellement les capacités.
Et je ne parle même pas la conduite sous l’effet de médicaments psychotropes, un problème en pleine expansion difficilement chiffrable que j’avais déjà évoqué.

La raison technique est la cause de l’accident dans moins de 1% des cas –
Source : Observation National Interministériel de la Sécurité Routière – Bilan 2016

Il est aisé de comprendre pourquoi aucun gouvernement ne se risque à légiférer sur le problème : il s’agit d’un sujet très politique, les Français étant fortement attachés à leur « permis à vie », inconditionnellement de l’état physique et/ou intellectuel du conducteur.
Les pouvoirs publics évitent alors consciencieusement la confrontation en s’attardant sur l’aspect technique des accidents, alors que dans un même temps de graves accidents provoqués par des personnes n’ayant manifestement pas les capacités de conduire se multiplient, par exemple ces derniers jours en Lorraine et dans l’Aisne.

Parallèlement, on constate amèrement que peu de choses changent concernant l’entretien des infrastructures routières, malgré les propositions émises par le SER (Syndicat des Équipements de la Route) en concertation avec les acteurs de la sécurité routière d’Octobre 2016.
L’état des routes serait une cause d’accident bien plus fréquente que le facteur technique et même si les chiffres sur le sujet portent à débat (en raison de la multiplicité des éléments rentrants en ligne de compte dans l’étude d’un accident), on peut estimer que les problèmes d’infrastructure représentent un facteur 2 à 3 fois plus important que celui lié à l’état du véhicule.

Une fois ce contrôle technique nouvelle formule mis en place l’année prochaine, il y aura aussi fort à parier que le contrôle technique moto reviendra rapidement sur le tapis… tout comme la question du contrôle technique annuel pour les véhicules légers privés.

 

Véhicules autonomes : la solution au facteur humain des accidents ?

Ces dernières années, le développement des véhicules autonomes a pris une ampleur toute particulière et des voitures proposant des fonctions « d’autopilotage », comme chez Tesla circulent déjà sur nos routes.

L’auto-pilotage équipant les voitures Tesla – source : Tesla

Ces véhicules seront rapidement de plus en plus présents, ce qui va profondément changer notre façon de concevoir les moyens de transport.
Serait-ce une façon de solutionner le problème du facteur humain, responsable dans 99% des accidents ?

Ceci créera par la même occasion de nouvelles problématiques, insolubles sans une réelle prise en compte des différentes catégories d’usagers.
Qu’adviendra-t-il des conducteurs ne pouvant ou ne souhaitant pas s’équiper ? Seront-ils forcés de passer aux véhicules autonomes ?
Les véhicules conduits « à l’ancienne » devenant alors les seules sources d’accidents possibles, seront-ils interdits, à l’image des motos dont on compare toujours l’accidentologie à celle des autres véhicules ?

Un vaste sujet qui fera l’objet d’un article sur le site très prochainement, d’autant que celui-ci ne concerne pas seulement l’automobile à différents degrés.

Concept car autonome Peugeot HX1


Prochainement sur LMHDC

Restez donc sur le qui-vive, les prochains mois/années seront mouvementés sur les routes françaises, avec une actualité que je ne manquerai pas de commenter et analyser pour vous !

En plus des sujets de fond, j’aurais l’honneur et le plaisir d’accueillir sur le site des invités qui partageront leurs expériences sur différents sujets.

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Passez un excellent été !

 

6 commentaires à propos de “Accidentologie, écologie, contrôles tous azimuts et futur incertain : Le point sur la situation à l’été 2017

  1. gallas

    il est clair que toutes les mesures prises ne sont pas efficaces, je rappelle cependant que dans les années 70 alors que beaucoup moins de véhicules circulaient sur les routes il y avait 15000 morts par an suite aux accidents de la route. Nous en sommes à moins de 4000 par an avec un trafic qui a plus que doublé. Donc il faut de la concertation et continuer les efforts qui ont porté leurs fruits. Ce n’est pas parce que l’on est ministre ou responsable de la sécurité routière qu’on est complètement con. Et ce n’est pas parce qu’on dirige une association machin ou truc muche qu’on a tout compris à tout. Il faut des discussions et des compromis.

    Répondre
    1. Cédric Auteur de l'article

      Hello Gallas, et merci pour ton message par ici.

      Loin de moi l’idée d’affirmer que tel ou tel asso ou ministre est con. Ce qui n’est en fait jamais le cas !

      En revanche ce qui est une réalité c’est les pressions des lobbys, qui font souvent choisir un combat ou domaine d’action qui n’est pas nécessairement le bon.(et de cette ampleur, c’est plutôt nouveau)

      Dans les décennies précédentes, on a observé de grandes baisses de la mortalité suite au niveau de sécurité active et passive qui a grandement augmenté adjoint à plusieurs mesures phares en effet, au niveau des véhicules, conducteurs et infrastructures. La ceinture, devenue ensuite obligatoire, la modernisation des intersections, l’arrivée de l’ABS, etc…
      Des mesures qui avaient un impact quasi immédiat (et impressionnant) sur les chiffres.

      Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire dans de très nombreux articles, c’est exactement ce qui manque en France : de la concertation.
      Ou plutôt il y en a (CNSR) mais bien trop souvent ignorée.

      Exemple lors de l’instauration du A2 pour tous à tous les âges : depuis de nombreuses années les experts du CNSR (proq de l’enseignement de la conduite comme moi, associations, etc) recommandaient la mise en place de progressivité pour le permis, pas seulement en moto d’ailleurs, avec une vraie prise en compte de l’expérience acquise, expérience indispensable pour pouvoir évoluer.
      Résultat: tout le monde se retrouve logé au permis A2, et nombreux sont ceux qui passent la formation passerelle au A non restrictif en ayant roulé seulement quelques semaines avec la moto d’un ami ou membre de la famille pendant les vacances… Et ça se ressent bien lors de la formation. Formation de 7h, sans aucun suivi pendant les deux ans, après laquelle nous délivrerons l’attestation de suivi. Compétences réelles ou pas.
      Et par la suite lors de toute la vie du conducteur, plus aucun contrôle de ses compétences et de ses capacités, malgré que l’instauration du Continuum éducatif est recommandée depuis une bonne dizaine d’années (j’en faisais déjà la promotion du temps où je faisais partie d’une association il y a plus de 10 ans !)

      C’est bien justement ce que je reproche un manque de concertation (même si elle existe), mais surtout que ça tourne très souvent au dialogue de sourds malheureusement…
      Mais je suis un éternel optimiste (même si ça ne se ressent pas forcément ici, cf les autres articles 😉 ), je croise les doigts pour que tout cela change !

      Merci beaucoup d’avoir pris le temps de lire cet article et d’avoir commenté !

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  2. Genty Bruno

    Un article très complet, et c’est vrai que l’on peut s’attendre à être mangé à toutes les sauces dans les mois et années à venir. J’aimerais bien savoir ce que le changement de dimension de plaque sur les 2/3rm a pu changer au quotidien de nos chères tetes pensantes, dorment ils mieux. Je n’ai pas encore été contrôlé pour mes gants, mais j’attends……. En tout cas, merci Cedric.

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  3. Léo

    Salut cédric! Vu que tu es bien calé sur les nouveautés de notre beau gouvernement, j’aurai un bonne question a te poser !

    La nouvelle réforme sur les plaques d’immatriculation est passée. Mon père possède une vieille Africa Twin qui possède encore l’ancien système d’immatriculation (avec le numéro du département à la fin) et si je ne dit pas de connerie, il n’est pas possible de monter les nouvelles plaques homologué avec une ancienne immatriculation non ?

    Merci d’avance pour ta réponse !

    Répondre
    1. Cédric Auteur de l'article

      Hello Léo, et merci pour ton passage par ici !

      Alors en fait le nouveau format (210x130mm) est bien applicable également à l’ancien format d’immatriculation…
      Le problème, c’est qu’initialement (suite au texte de février 2015, qui précédait celui de décembre 2016 désormais en vigueur) la rétro-activité n’était pas prévue, et donc aucune machine ne possédant une plaque à « l »ancien format » d’immatriculation ne devait donc être concerné.
      Se basant sur ce texte et n’ayant pas anticipé qu’il y aurait une modification de la réglementation aussi rapidement, peu de fabricants de plaque avaient prévu cette possibilité, surtout pour ces immatriculations, et beaucoup de sont retrouvés ces derniers mois incapables de produire une plaque 210×130 avec l’ancien système.

      Ce qui explique que beaucoup ont rencontrés de gros problèmes pour s’en procurer une.
      C’est vrai pour beaucoup de petites boutiques, d’ailleurs une lectrice du site, Chantal, avait laissé un commentaire à ce sujet il y a quelques semaines : http://www.lemoniteurhorsdesclous.fr/2016/12/19/plaques-dimmatriculation-moto-un-sacre-numero/#comment-30476

      Donc oui, peu importe le « type » d’immatriculation, il faut bien que la plaque soit au format 210x130mm.
      Et oui, en trouver une peut être difficile. Voici toutefois une boutique en ligne qui en propose : http://worldplak.net/plaques-plexiglas-ancienne-generation/20-plaque-plexiglas-ancienne-generation-210x130mm.html

      Et c’est sans compter que ce format d’immatriculation est destiné à disparaître avant 2020, avec obligation pour le propriétaire de faire le changement en préfecture d’ici là pour passer au système SIV (et donc obtenir une immatriculation au format AB-123-CD). Ce qui signifie également… un nouveau changement de plaque à ce moment !
      Le ministère de l’intérieur avait recommandé de faire ce changement pour les motos concernées en début d’année afin de faire d’une pierre deux coup, mais énormément de personnes se sont retrouvés bloqués en préfecture, le système informatique SIV actuel posant des « problèmes » (!) pour effectuer une conversion sans cession du véhicule ou déménagement (j’en parlais d’ailleurs dans la réponse faite à Chantal dans le commentaire précédemment cité). Oui, on marche sur la tête !

      J’espère avoir éclairé ta lanterne 😉
      Pour plus d’infos sur le sujet, n’hésite pas à jeter un œil à l’article dédié et ses commentaires donc : http://www.lemoniteurhorsdesclous.fr/2016/12/19/plaques-dimmatriculation-moto-un-sacre-numero/

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  4. zolki

    Le gouvernement français devrait observer les mesures, réformes et statistiques de ses voisins pour en tirer le meilleur. La répression dans ce pays est très forte, un jour la corde cassera…

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