Pratique de la piste à moto : un moyen d’augmenter la sécurité sur route ?temps de lecture estimé : 16 minute(s)

La piste : l’endroit idéal pour progresser… sur route

Penchons-nous un peu sur les résultats de la dernière partie de l’enquête. Celle-ci nous permet de déterminer comment la pratique de la piste a fait évoluer les habitudes sur route de ceux qui ont déjà pratiqué cette activité.

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La pratique de la moto dans un environnement fermé à la circulation est le moment propice à améliorer ses capacités dans de nombreux domaines en toute sécurité : Trajectoires, freinage, techniques d’inclinaison, position de conduite… Mais ce sont là des connaissances qui sont loin d’être inutiles sur route !

Ainsi, parmi ceux ayant déjà pratiqué la piste, 87.5% ont acquis une meilleure connaissance de leur machine et de leurs propres capacités. 39.6% pensent pouvoir être en mesure d’effectuer des manœuvres d’urgence de façon plus efficace qu’auparavant.

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Mais la piste est aussi l’occasion, dans un environnement fermé et sécurisé, de pouvoir rouler sans aucune limitation de vitesse. De retour sur route, une fois passé l’effet de l’adrénaline, vous êtes 55.3% à respecter alors plus facilement les limitations de vitesse. Et grâce aux connaissances acquises, vous vous sentez davantage en sécurité pour 48.9% d’entre-vous.

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On notera que seulement 3 d’entre-vous (6.4%) disent profiter de ces connaissances pour rouler plus fort sur route.

Concernant les aspects de leur conduite sur route que les répondants pensent avoir le plus amélioré grâce aux connaissances acquises sur piste, arrive en premier le placement du regard (70%). Pour ceux qui ont passé le permis moto, ça doit vous rappeler vos cours : la moto suit le regard. Bien placer celui-ci en fonction de la configuration de la route ou d’un virage est essentiel.
Ensuite viennent les trajectoires, prendre les informations dans un virage et se placer par rapport à sa configuration (68%), suivi de près par le freinage (66%).
Puis, 58% des participants pensent avoir acquis une meilleure gestion de leur position sur la moto : mieux placer le centre de gravité permet de stabiliser la moto.
Enfin à hauteur de 56%, vous prenez désormais mieux en compte les limites d’adhérence, en fonction des pneus et des conditions météorologiques.

Se placer de façon optimale permet une meilleures découverte du virage de façon visuelle et , sur route, de réduite la zone de danger. Source schéma : Wikipedia

Se placer de façon optimale permet une meilleure découverte du virage de façon visuelle et , sur route, de réduire la zone de danger.     Source schéma : Wikipedia

Parmi les autres commentaires qui m’ont été faits, je note chez les pratiquants réguliers que nombreux sont ceux qui ont pris conscience de l’importance d’un bon équipement, n’hésitant pas à investir davantage dans leur équipement de protection. Certains rapportent également qu’il s’agit d’un bon moyen d’entretenir une bonne condition physique voire même de développer sa confiance en soi.

Résumons :

La piste est un apprentissage. Un apprentissage qui, surtout quand il est encadré par des formateurs pédagogues et patients, peut en réalité s’avérer être des plus utiles une fois de retour sur la route. Connaître ses propres limites et les possibilités de son véhicule est un élément de sécurité routière primordial, qui peut même s’avérer salvateur une fois venu le moment d’effectuer une manœuvre d’urgence.

De plus, faire un passage sur circuit permet une fois les bases acquises, d’être un véritable exutoire pour ceux qui ont tendance à avoir la main lourde sur la poignée des gaz. En ces temps de répression routière, c’est une des rares occasion de pouvoir complètement se lâcher… Ce qui, ajouté à la prise de conscience de ses capacités, a mécaniquement tendance à faire chuter la vitesse moyenne des pratiquants une fois de retour sur la route.

Comme je le disais en début d’article, rien de pire que la tentation de braver l’interdit et d’aller voir jusqu’où peut aller sa machine pour un débutant, surtout en moto. Alors que même bridée conformément à la législation du permis A2, de nombreuses machines dépassent les 200 km/h, la piste est un des rares endroits auquel on peut rouler “à toc”, en toute sécurité et en ayant été correctement formé pour pouvoir se faire plaisir !

 

Lire la page 4, “Piste et sécurité routière”

15 commentaires concernant “Pratique de la piste à moto : un moyen d’augmenter la sécurité sur route ?temps de lecture estimé : 16 minute(s)

  1. Tensibai

    Non, pas la dorsale dans le blouson stp !!!!
    En cas de glissade si le zip lâche la dorsale remonte avec le blouson, plutôt une dorsale autonome (y compris sur route, ça peut sauver des vertèbres ;))

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  2. Marie

    Bien vu, cet article est pour le moins exhaustif, sacré boulot, félicitations !!
    Un gros décalage entre le permis A et B réside à mon sens dans la finalité générale : l’un où on cherche du plaisir, et l’autre qui a un aspect plus utilitaire. C’est du moins comme ça qu’ils sont souvent conçus et perçus, car une moto peut devenir un utilitaire et la conduite d’une voiture peut s’avérer très fun suivant les circonstances. Bref, à partir de cette vision basique, le système est biaisé d’entrée. Tout comme tu l’évoques, j’ai été très étonné quand j’ai passé le permis B; je me suis dit “c’est tout ? pas de slalom, pas de freinage d’urgence, etc” ? Et pourtant ce serait ô combien nécessaire…
    Autre point, on limite souvent la piste “aux motards voulant aller vite”, alors que non, comme tu le mets en évidence, c’est pour beaucoup un moyen d’améliorer leur conduite et leur maîtrise. C’est primordial de le mettre en avant, et est en parfait décalage avec le manque d’accessibilité aux circuits ! Je veux parler des moyens techniques (comme les restrictions sonores) mais aussi financiers (prime d’assurance des organisateurs qui flambent)… et c’est bien dommage.

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  3. Eric Hecker

    Tu as fait un super boulot Cedric ! Mon seul et très humble grain de sel viendrait – alors que je me reconnais à 300 % dans tout dans le profil le plus répandu des motards qui on tâté de la piste “pour se former, s’améliorer, et mieux connaître leur machine, sans oublier les sensations uniques ressenties sur circuit) – de ce que les trajectoires sur routes ne s’apparentent pas aux trajectoires apprises sur piste… mais loin de moi l’idée de lancer un débat ! Dans l’absolu, la pratique de la piste m’a permis de progresser et gagner en assurance… je regretterai presque de l’avoir démarrée trop tardivement ^^

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    1. Cédric Post author

      Merci beaucoup !
      En effet, il y a beaucoup de différence entre la façon d’appréhender un virage sur piste et sur route. Cependant les habitudes prisent sur piste permettent d’apprendre à correctement se placer sur route (en gardant à l’esprit les limites et les véhicules arrivant à contresens) de façon à mieux visualiser les éventuels obstacles dans la zone de danger (voir petit schéma) et de moins “casser” l’angle de la courbe en se positionnant convenablement,et de fait éviter de partir sur la voie opposée en cas de problème. Bref des notions à adapter en effet, c’est ce à quoi je pensais en écrivant ce passage 🙂

      Merci encore pour la lecture de l’article et ton avis !

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  4. Piéton 78

    Vous écrivez : “Chevauchant leurs « puissantes machines », pour reprendre les termes souvent employés par les ayatollah du tout répressif, ceux-ci passent bien souvent pour des maniaques de la vitesse auprès de l’opinion publique.”

    Si vous ne rouliez pas sur la voie publique, vos délires ne me feraient ni chaud ni froid.
    Le problème c’est que vous partagez le même espace que moi, mes enfants et de nombreuses personnes saines d’esprit qui utilisent l’espace public simplement pour se déplacer. Ces personnes ont donc le droit de penser que les limitations de vitesses mises en place ces dernières années ont été très efficace et doivent être poursuivies.

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    1. Cédric Post author

      C’était de l’ironie, reprenant les termes employés par les associations motophobes, qui n’ont en général jamais posé les fesses sur une moto de leur vie.
      Les motards sont également piétons, automobilistes, parents… Tout comme vous. Ils sont tout à fait sains d’esprit et peuvent tout aussi être effrayés que vous a l’encontre d’une la très petite minorité de personnes que vous décrivez.
      Les motards français ont en moyenne 46 ans (lire l’article pour les sources), et sont dans leur très grande majorité très responsable et respectueux du code de la route et du partage de celle-ci,étant eux même fragiles.
      De même, ce sont les premiers à se remettre spontanément en question, étant les plus assidus quand il s’agit de passer des formations post permis.
      La catégorie motocycliste est également la seule où le nombre d’accident est en baisse depuis de nombreuses années (chiffres officiels ONISR). Et dans plus de 68% des cas, l’accident est dû a un tiers. Aucun rapport avec la vitesse.
      Allez donc discutez avec ces personnes près des stages moto, avec des motards de la gendarmerie ou de la police, avec des formateurs tels que moi, lors de rassemblement… Vous pourriez être bien surpris de voir à quel point la situation de ces personnes peut être similaire à la votre.

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      1. Piéton 78

        Si on regarde les chiffres de l’ONISR donnant les mortalités par catégorie entre 2000 (situation stabilisée avant les radars) et 2015, on a les résultats suivants :
        Piétons : -44,8%, cyclistes : -45,3%, Cyclos : -66,4%, motos : -35,2%, voitures tourismes : -66,4%.
        Je ne vois pas comment vous pouvez dire que les motards sont les plus vertueux. De même, l’observatoire des vitesses montre que la vitesse moyenne des motards est supérieure à 55km/h en ville alors qu’elle est de 48km/h pour les voitures. Cela se traduit d’ailleurs concrètement : en région parisienne, il y a plus de piétons renversés par les motos que par les voitures alors que ces dernières sont plus nettement plus nombreuses.

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        1. Cédric Post author

          Et pourtant, les chiffres récents sont clairs. Les motards sont clairement bons élèves même si cela n’as pas toujours été le cas.
          http://m.motomag.com/Bilan-2015-des-accidents-de-la-route-les-motards-parmi-les-bons-eleves.html

          Des chiffres absolus et non relatifs au nombre d’usagers de chaque catégorie en circulation. Ainsi le nombre de tués à moto est à la baisse, malgré un accroissement important du parc depuis 2000, ce qui n’est pas le cas des autres catégories, chose qu’ignorent les statistiques que vous citez. De la même façon d’ailleurs que nombre d’autres facteurs comme l’évolution technique des véhicules et des infrastructures. Par exemple une déformation de la chaussée n’aura pas les mêmes conséquence en terme d’accidentologie en moto ou auto. De même, l’augmentation de la sécurité passive et active des véhicules est forcément impossible à comparer d’une catégorie à l’autre. Le marché des cyclomoteurs s’est réduit à peau de chagrin entraînant mécaniquement la baisse du nombre de tués, et la cause des décès des cyclistes et des piétons est, forcément, beaucoup moins souvent une résultante de leur comportement. Comparer ainsi les statistiques de l’accidentologie des différentes catégories d’usagers et en tirer ce genre de conclusion est donc un non-sens évident.

          Concernant la remise en question, je me permets de parler en connaissance de cause, étant professionnel du milieu depuis de nombreuses années, diplômé d’Etat en sécurité routière, en tout premier lieu dans l’automobile. Et oui, en comparaison avec les automobilistes, les motards sont clairement plus disposés à se remettre en question, ce qui est l’objet même de cet article. De la même façon que je peux être aussi amené à former des jeunes au vélo et au respect des règles qui en découlent, à savoir choisir son mode de déplacement en fonction de leurs besoins pour aussi respecter l’environnement, ce qui est clairement un besoin nécessaire auquel il faut être formé pendant l’apprentissage de la conduite. Certains seront un jour automobilistes, peut-être aussi motards. Pour autant tout n’est pas blanc ou noir, et même s’ils viennent à rouler en moto, il n’est pas impossible que ceux-ci prennent encore les transports en commun quotidiennement, ou roulent à vélo. C’est à ce moment qu’il s’agit de savoir se remettre en cause pour favoriser le partage de l’espace public, car chacun est à même de passer d’une situation à l’autre à tout moment. Et par nature, les motards sont loin d’être les plus mauvais dans le domaine, c’est une certitude.

          Une nouvelle fois, si vous souhaitez en discuter, il faut connaître le sujet, les différentes catégories d’usagers, et échanger avec eux pour saisir la substance du problème. Ce qui n’est clairement pas votre cas, classant automatiquement les motards comme n’étant pas des personnes “saines d’esprit”, probablement après avoir croisé le chemin de quelques excités de la poignée, qui sont une minorité non représentative (et très mal perçue des motards eux-même, dégradant une image fragile). Une nouvelle fois, je vous invite à aller discuter un peu avec eux, avec les formateurs ou encore les forces de l’ordre pour vous faire un avis représentatif. La plupart d’entre-eux sera enchantée de partager son expérience et son point de vue.

          Concernant la vitesse, celle-ci n’est aucunement la cause majoritaire des accidents, même s’il est évident que de nombreux motards ne la respectent pas strictement (c’est clairement écrit en début d’article). Puisque vous semblez lire régulièrement les rapports de l’onisr et autres organismes (voir analyses d’accidents ECPA par exemple) vous ne pourrez que le constater.
          La vertu évoquée ici (même si je n’ai jamais parlé de “vertu” à proprement parler) n’est aucunement en rapport avec le respect des limitations de vitesse dans cet article, mais bien en rapport avec la capacité de remise en cause, par l’intermédiaire de formations basées sur le volontariat.
          La vitesse excessive n’as pas grand chose à faire dans l’histoire ici évoquée, surtout en commentaire d’un article prônant la diminution de la vitesse moyenne sur route par l’intermédiaire de formations volontaires en milieu fermé, de façon durable et tout ça sans le moindre radar ou la moindre sanction, incroyable n’est-ce pas ? (Mais avez-vous d’ailleurs lu l’article jusqu’au bout ?)

          D’ailleurs s’il s’agit de comparer, il serait intéressant de comparer la moyenne de vitesse des motos avec celles des possesseurs de voitures plus puissantes, en rappelant qu’il n’existe aucune progressivité dans l’accès à la puissance dans le permis B.
          Les motos étant quasiment toutes de rapport poids/puissance supérieur aux voitures, ramenée à la masse de véhicules comparés, ce chiffre de 7 km/h ne représente pas grand chose, qui plus est quand cette statistique fait l’impasse sur la distribution des vitesses sur les différents réseaux routiers en fonction des différentes catégories de véhicules.
          Mais la comparaison serait tout aussi absurde et intellectuellement malhonnête pour les mêmes raisons que précédemment évoquées.
          Enfin comparer la voiture, qui est avant tout un simple mode de déplacement pour la majorité des personnes, à la moto, qui est loin de n’être que ça, c’est manquer une des composantes du problème. Ce à côté de quoi vous passez complètement, hermétique que vous êtes à un milieu que vous vous permettez de juger sans le connaître, n’invoquant que des statistiques ou observations personnelles isolées non représentatives, auxquelles on donne le sens que l’on souhaite, un peu à la manière dont le fait certaines associations misant sur le tout répressif, le dénigrement et la culpabilisation, plutôt que sur la pédagogie, la formation et la sensibilisation pour faire évoluer les mentalités et faire progresser le-dit partage de l’espace public.

          Et pourtant, les motards sont également souvent automobilistes, piétons, cyclistes aussi comme je le disais plus haut, mais surtout tout à fait raisonnables et prêt à la discussion pour peu qu’on débatte avec eux de façon constructive et en restant ouvert d’esprit.
          D’autant que, par exemple, la modification des infrastructures bénéfiques aux motards peut l’être tout autant pour les cyclistes (et inversement), du coup il n’y a aucune raison de ne pas s’entendre. De la même manière que les motocyclistes sont prêts à se remettre en cause du point de vue de leur conduite, il sont une très grande majorité à l’être aussi concernant d’autres sujet, comme l’environnement, le partage de la route, etc… Etant eux même souvent victimes de discriminations, ils sont peut-être les plus à même de comprendre les autres problématiques.

          Mais un débat constructif risque de rester au point mort avec ce genre de postulat…

          Comme disait Sartre, « l’enfer c’est les autres ».

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    2. geeker007

      J’aimerais te dire que nous les motards sommes saint d’esprit, mais non, bon nombre d’entre eux ont peur des crétins comme toi qui roulent en bétaillère à mazout (comprendre Grand Espace DCi 7 places) parce qu’ils passent plus de temps à engueuler leurs gosses que faire attention à la route, plus de temps à dire à leur chère et tendre “PUTAIN TU T’ES TROMPÉ DE CARTE ! C’EST PAS LA BONNE QUE T’A ACHETÉ ! T’ES VRAIMENT CONNE !” que de vérifier leur angle mort avant de se rabattre comme un pet merdeux, pour au final se rendre compte qu’il y a une moto juste derrière toi, que t’a vu au dernier moment parce que t’as fait ton gros porc à te rabattre comme les deux cuisse que tu ressers quand tu veux te retenir de péter…
      Non mais franchement, tu réfléchis à ce que tu dis ? Ça me fait penser à un comportement typique de motard refoulé à cause des gosses. Putain mais franchement, tu t’es pris pour Jean Michel du 59 ou quoi ?
      Avant d’être motard, nous sommes comme toi, des Hommes et des Femmes avec une famille, un couple, des enfants (imagine si c’est deux paires de jumeaux !) et on a le même rêve, celui qu’il n’arrive jamais rien à notre enfant, si ce n’est de la joie et du bonheur et beaucoup d’amour). On est capable de passer dans le feu pour eux…
      Il est évident que tu parles sans savoir, tu ne connait absolument rien au monde de la moto, tu ne fais pas partie de cette famille. Tu ne nous connais pas. Nous sommes tous différent, et toi le premier par exemple. C’est bête, idiot et bien dommage qu’a ton âge on ne pense pas plus loi que le bout de son nez. Bordel on est une communauté, et je pense que si tu en avait vraiment rien à foutre, tu n’aurait pas même pris le temps de poser tes 5 lignes de commentaire anti-constructif.
      S’il y a bien des langues que tu ne parles pas, c’est bien celle du second degré, du sarcasme, et de l’humour… Merde, lis un peu entre les lignes (oui, si tu as du mal, Zoom dessus…
      Que tu joues le caisseux merdique qui passe au feu rouge bien mûr ou au piéton décérébré qui court pour éviter d’être en retard au tram et qui frappe le capot de la voiture qui commence à repartir, c’est ton problème, tant que c’est sur piste privé.
      Tu vois où le sens de TA réflexion m’amène ?

      D’ailleurs on va rétablir un truc, tu t’affiche comme propriétaire de l’espace, alors qu’en fait NOUS sommes usager, tout comme TOI; tu cernes la différence ? En quoi le fait de PARTAGER UN ESPACE COMMUN est un problème ? Si ça se trouve, tes enfants seront des putains de cinglés à moto, et sur route ouverte, t’imagines un peu le délire ?
      Ces personnes là pour moi ont un esprit trop obtus pour pouvoir s’ouvrir à d’autres réflexions.
      J’aimerais avoir de la colère, comme ça tu pourrais faire un scandale, mais en fait j’ai juste de la peine avec un soupçon de pitié pour toi, tu n’a pas cette capacité de remise en question qui dote de nombreuse personnes.

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      1. Piéton 78

        Je ne connais absolument pas le monde des motards et je ne cherche pas à le connaître (surtout lorsque je lis ton message).

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      2. Cédric Post author

        Du calme, du calme…

        De la même manière qu’il ne faut pas généraliser le comportement de tous les motards, je me refuse aux généralisations concernant les autres usagers.
        Certes, quelques conducteurs en voiture ne sont pas attentifs à ce qu’il se passe sur la route, passent du temps au téléphone et se passent d’effectuer tout contrôle avant de manœuvrer. Pour autant ce n’est pas le cas de tous, loin de là.
        De même, tous les cyclistes ne traversent pas au feu rouge et roulent à contresens ou dans des voies réservées.
        Tous les piétons ne se jettent pas sous les roues des véhicules, traversent en dehors des passages protégés, sans contrôle et casque vissé sur les oreilles.

        Malgré tout ces comportements existent, et c’est bien souvent les seuls qui sont retenus et restent en mémoire. Cependant en faire des généralités serait un raccourci bien trop facile. Et complètement à contre-courant d’une quelconque démarche constructive visant à améliorer le partage de l’espace public.

        Chacun doit faire des efforts, et pour se faire, il est important de se respecter afin de pouvoir dialoguer et avancer, sans rejeter systématiquement la faute sur telle ou telle catégorie d’usager, ce qui reviendrait à jouer le jeu des associations extrémistes.

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  5. Mika du JDM

    Aah le fond du problème…
    «je ne connais absolument pas le monde des motards»
    Voilà ça ne connait pas, donc forcément ça se base sur 2 ou 3 couillons croisé en allant au taf et que ça prend pour une généralité.
    Le fort de nombreux motards est de ne pas être que ça. Ils sont piétons, cyclistes parfois, automobilistes et parfois routiers, bref ils connaissent aussi la conduite d’autres moyens de transport.
    Donc eux savent anticiper les conneries des autres.
    Puis eux savent que leurs seules protections efficaces résident dans la cervelle.
    Tout ça pour dire qu’il est inutile de débattre avec un esprit fermé, qui ne connait pas et ne veux pas connaitre. On se fatiguera pour rien et ne changera pas les choses….on ne fait pas d’un ane un cheval de course…

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    1. geeker007

      Mika, tu viens de résumer ce que je pense parfaitement bien 😉 !
      Si j’étais salop, je PENSERAIS à haute voix: Un jour le piéton se cassera la jambe, et les pompiers ou le samu lui dira :” Ah, vous non on peut pas, vous êtes anti deux roues, donc débrouillez vous pour marcher tout seul jusqu’à l’hôpital !

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